La première fois de… Romain Tamayo, chargé de projet de la Fête des Lumières

Romain Tamayo

À seulement 26 ans, Romain Tamayo occupait pour la première fois cette année le poste essentiel de chargé de projet arrondissements sur la Fête des Lumières. Son rôle : « mailler le territoire, proposer des choses participatives dans les quartiers en lien avec les quartiers, les écoles, les riverains, les associations de commerçants, toutes les forces vives lyonnaises« . Manifestement fatigué par ce marathon de quatre jours, il a accepté de faire avec nous le bilan de cette première dans le grand bain.

Sa première fois, il l’a préparée en amont :

C’est un gros challenge, le troisième rassemblement populaire au monde, il y a de gros enjeux. J’ai pris le poste en août, mais j’étais auparavant assistant de la chef de projet, Laïla Kalaï-Kimelfeld, donc j’étais déjà au fait des process, de ce qu’il y avait à faire : le volet appel à projet, avec la réception des candidatures, l’étude des dossiers artistiques et techniques, la présentation des dossiers aux élus d’arrondissements avec lesquels on organise la programmation, le suivi de la production – faire en sorte que l’oeuvre se crée -, et puis un volet administratif, notamment un suivi des subventions, plus de la communication – programmes, site Internet, conférences de presse -, sans oublier le côté ressources humaines, puisque j’ai avec moi une assistante et une équipe technique.

Et pour cette première fois, même préparé, Romain Tamayo a dû faire face à quelques impondérables :

C’est le principe de l’événementiel : avoir des choses à caler, qui changent. Ça repose sur de l’anticipation : travailler en amont avec les équipes, identifier tout ce qui peut être problématique. Au niveau de la technique, on a une obligation de résultat : il faut que les projets brillent pendant quatre soirs. Certaines installations sont sensibles aux conditions climatiques, qui est une des données les plus imprévisibles de l’événement. Par exemple samedi, la boule à facettes au-dessus de la Basilique de Fourvière n’a pas été suspendue : il y avait des rafales de vent de près de 100 km/h, la grue ne pouvait pas se permettre de soulever la boule dans ces conditions, pour des raisons de sécurité.

Convergence (Yves Caizergues) - Basilique Fourvière / © Philippe Jawor

Convergence (Yves Caizergues) – Basilique Fourvière / © Philippe Jawor

Et puis il faut faire face à des bouleversements de dernière minute : nous avions hier (dimanche, ndlr) un spectacle qui devait se tenir sur une place, or une zone de chantier s’est étendue sur cette place. On a dû trouver deux autres lieux, dans le même quartier, du jour au lendemain. On l’a fait, le public a suivi, et même si l’on a pas encore de chiffres définitifs de fréquentations, on a de bons indices ; c’était une bonne année.

Enfin, après avoir abordé cette première fois professionnelle, nous avons demandé à Romain Tamayo de puiser dans ses souvenirs et de se rappeler de sa toute première Fête des Lumières, écoutez son témoignage :

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